S’il ne regorgeait de monde, Beaubourg et ses alentours serait un lieu fort sympathique pour un amateur de photographie. Mais, me direz-vous, on n’y rencontrerait pas ces personnages décalés s’ils n’étaient attirés par la foule qui peuple ce quartier populaire de Paris.
Je vous l’accorde. Votre remarque est pertinente et elle dénote mon besoin, certes égoïste, de vouloir faire de la photographie de rue en isolant des sujets dignes d’intérêt sans avoir à jongler parmi la foule.
D’autant plus que mon petit problème, qui n’en est pas véritablement un, est que je vise par le haut. Comprenez, je photographie en argentique en utilisant un appareil moyen format avec un viseur carré que l’on regarde par le haut. Cela est fort utile pour la photographie de rue ; les gens ne se rendant pas généralement compte qu’ils sont photographiés vu que votre oeil n’est pas dirigé vers eux. Ils gardent donc souvent des expressions naturelles ou donnent dans le regard amusé en voyant un appareil qui semble antédiluvien. Simplement, c’est une arme à double tranchant car pour autant, ils ne s’écartent pas du chemin qui mène votre objectif à votre sujet. Pure broutille…
Le week-end dernier, me voilà profitant d’un temps clément pour la saison et déambulant au gré des pavés et des courants d’air. Mes yeux se posent alors sur cette dame assise sur qui semble être une vie, emballée à la hâte dans des sacs poubelle. Un petit plateau traînait là, à ses pieds, implorant la bienveillance et les quelques pièces dont on pourrait le gratifier. Mais la posture de la dame était détachée comme si elle était là pour faire une pause et non pour mendier ou solliciter les passants. Elle tendait la main de temps à autre mais cela tenait plus à l’automatisme irrégulier qu’à l’acte réfléchi et désiré.
Je suis resté là un bon moment à essayer de composer correctement ma photographie et attendant le moment propice ; moult Vélib’ me passant devant l’oeil sans parler des badauds qui s’interposaient entre mon sujet et moi pour lire une carte de Paris. La dame a tourné la tête à plusieurs reprises mais ne sembla pas remarquer ma présence ou l’intérêt que je lui témoignais. C’est peut-être grâce à mon regard pointé vers le bas.
Vite ! Et la chute ? C’est à vous de la trouver. La photo parle d’elle-même.
Cette photo a été prise à l’aide de mon vieux et fidèle compagnon, le Mamiya C330 Professional, doté de son optique standard. La mesure de la lumière a été faite entièrement au jugé. Le scan tel qu’il a été effectué par le laboratoire à qui j’ai confié le soin de développer la pellicule comportant cette photographie est publié tel quel, sans retouche ni tricherie.
Cette photographie a été prise à l’aide d’un Mamiya C330 Professional équipé de son optique 80mm standard sur pellicule Kodak T-Max 400. La mesure de la lumière a été faite au jugé. Aucune modification n’a été apportée au scan du négatif tel qu’il a été effectué par le laboratoire auquel j’ai confié le soin de développer la pellicule.
Nouvelle série de 10 photographies. Elles ont toutes été prises avec mon fidèle compagnon dont on a arrêté la production en 1974, j’ai nommé le Mamiya C330. Diverses pellicules ont été utilisés : du Kodak Ektar 100, du Ilford HP5 Plus ainsi que du Fuji 160S.
Nous avons passé la semaine dernière à Rome. Nous avons parcouru d’innombrables kilomètres à pied dans cette ville assez magique et chargée d’histoire dont j’ai mémorisé bien des rues à consulter souvent la carte. Même si la circulation y est relativement infernale, il y a énormément d’endroits où les piétons sont prioritaires. La nourriture y est aussi très bonne même si elle n’est pas idéalement équilibrée mais les bonnes marches que nous avons fait ont bien assaini nos corps et nos esprits.
Je ne suis pas un grand fan des vieilles pierres mais j’avoue que certains vestiges et lieux m’ont subjugué. J’ai donc profité de ce petit séjour pour emmener mon précieux appareil photo argentique (un Mamiya C330 à double optique, aussi voire plus vieux que moi pour les curieux) afin d’immortaliser ces moments. Contrairement à un appareil photo numérique, celui-ci ne prend que 12 ou 24 poses et il faut bien réfléchir à ce que l’on fait.
Voici une première série de 10 photographies:
J’en publierais d’autres dans les jours qui viennent. N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires en attendant.
Ciao!
Photo prise le 19 avril 2010 avec un Mamiya C330, optique standard 80mm, f/16, 1/500, Kodak 400TMax, sans mesure de lumière (Sunny f/16).
Prière de la regarder en grand format, sur fond noir. Vous pourrez alors voir certains détails que j’estime appréciables.




