Voici un autre titre d’Ebo Taylor, un des titres phare de la très bonne compilation Afrobeat Airways sortie chez Analog Africa il y a quelques mois. Le double LP contient quelques belles photos et est richement documenté.
Fela Kuti et Tony Allen ont donné naissance à l’Afrobeat. Ce genre musical foisonnant est sorti des frontières du Nigéria pour s’étendre à d’autres contrées africaines et par dela les mers et les océans vers l’Europe et l’Amérique.
L’excellent ghanéen Ebo Taylor a commis assez récemment un sublime album dont voici un extrait.
Nostalgia 77. The Sleep Walking Society. L’album sort le 21 mars. En attendant, voici une mise en bouche de ce qui sera très probablement un des meilleurs albums de ce printemps si ce n’est de l’année.
Une de mes chansons préférées de feu Freddie Hubbard, un des meilleurs souffleurs que la Terre ait porté. On y reconnaît le génie de Creed Taylor. C’est là le son CTI (qui veut dire Creed Taylor Incorporated), illustre label de jazz qui damait le pion dans les années 70 à tout le monde et même à Blue Note.
Des puristes reprochaient à CTI et à ses artistes tels Freddie Hubbard son côté pop. Mais est-ce là un crime ? Laissez vos oreilles en juger. Mais avant, réunissez les conditions à une écoute propice.
Un très bon cru Afrobeat de Pax Nicholas qui a vécu dans la Fela Kalakuta Republic et a fait partie du groupe de Fela Anikulapo Kuti : Africa 70.
Fela Anikulapo Kuti avec Ginger Baker dans un album qui a fait date. Si vous ne devenez pas fan d’Afrobeat suite à ça, rien ne vous fera changer d’avis. So let’s start!
Seun Kuti, digne héritier de son père, feu Fela Anikulapo Kuti, co-créateur de l’Afrobeat avec Tony Allen.
Contrairement à son demi-frère Femi, son Afrobeat est plus explosif, plus… félin. Il le démontre ici avec brio avec le titre African Problems paru dans l’album Many Things il y a quelques années.
Qui a osé dire que l’Afrique avait un train de retard sans préciser son propos ? Il ne peut s’agir de Musique dans ce cas. La richesse culturelle et particulièrement musicale de ce contient est, à mon avis, sans égal. Voici un exemple avec l’Orchestre Poly-Rhytmo de Cotonou.
The World (Is Going Up In Flames) est une sublime pièce de musique Soul. Charles Bradley est porté par l’excellent groupe The Menahan Street Band composé de musiciens de The Dap-Kings, The Budos Band, Antibalas et El Michels Affair. Ils seront en concert avec Lee Fields and the Expressions à la Maroquinerie à Paris le jeudi 17 février 2011.
L’album sera disponible le 25 janvier 2011.
L’édition 2010 de Jazz à la Villette a été plutôt mitigée pour moi. J’ai pu assister à huit concerts. Certains ont été extrêmement décevants telle cette prestation mystique, expérimentale de Marc Ribot et de Meshell Ndegeocello à la salle de concerts de la Cité de la Musique. Mais peut-être mes oreilles sont-elles trop chastes. Bref, cela ne m’a absolument pas convaincu ou séduit.
Je suis allé revoir le Grand Homme, j’ai nommé ce cher Gil Scott-Heron. Il était en forme mais malgré cela, la chaleur du New Morning où je l’avais vu il y a quelques temps et son atmosphère intime, voire intimiste, a eu raison de la froideur, l’immensité de la salle de concerts de la Cité de la Musique dans laquelle il s’est produit cette fois-ci. En première partie, j’ai découvert un artiste étonnant et détonnant, Saul Williams.
Un des moments de grâce fut le duo entre Vincent Ségal et Piers Faccini, en première partie d’Alice Russell. Autant que je me souvienne, jamais n’ai-je vu une première partie aussi acclamée, applaudie. Leur musique était tellement belle que cela m’a procuré des frissons. Alice a assuré aussi avec sa belle voix et son grain de folie so british.
J’ai assisté au tribute de Roy Ayers. Ce fut l’occasion de voir pour la première fois ce bon Robert Glasper mais surtout le détonnant Chris Dave à la batterie. J’ai aussi découvert au passage Casey Benjamin que je me suis promis de “surveiller”.
Mais le meilleur concert de cette édition fut, pour moi, celui du trio Robert Glasper qui officiait à nouveau le dimanche après le tribute. J’ai rarement vu un tel niveau de maitrise, de connivence . Les trois musiciens sont de très très haut calibre. Chris Dave a encore été époustouflant. Je croyais avoir tout vu avec Avishai Cohen quand il était en trio, surtout avec Mark Guiliana à la batterie. Chris Dave m’a rappelé par certains côtés Billy Cobham. Sans oublier la voix, celle de Bilal. Un moment de grâce comme je n’en ai peu connu.
Ce concert débutait à 17h00 et j’enchainais ensuite avec The Roots, accompagnés de The Last Poets et de David Murray à la Grande Halle. Cela devait être le clou du festival, l’événement à ne pas manquer. Cela s’est avéré être un véritable flop. Annoncés pour 20h00, j’ai du rater le rappel de Robert Glasper pour courir à la Grande Halle et me trouver dans une queue d’attente immense, plus importante que celles que j’ai connues à Bercy pour -M- ou Ben Harper. Une fois dans la salle, à 20h30, un DJ faisait son set tranquillement. Le public, très nombreux, commençait à s’impatienter. Enfin, à 21h20, ces Messieurs daignent monter sur scène. Au bout de 3 minutes, je partais. Le son était très mauvais. La balance était absente et on ne distinguait pas les instruments. Et les décibels pleuvaient, en masse. De quoi faire fuir le plus hardi des tympans.
J’ai bien aimé aussi Tony Allen qui, à 70 ans, continue sa voie de tour de contrôle de l’Afrobeat en donnant le change au sympathique Jimi Tenor et à son groupe, Kabu Kabu.
En première partie de Robert Glasper, Robert Aaron, que je ne connaissais pas, a ouvert le bal de manière fort gracieuse avec une reprise de Marvin Gaye issue de l’album Trouble Man.
Le bilan de cette édition est assez mitigé pour moi. Mais sans aucun doute possible, le trio Robert Glasper, Derrick Hodge et Chris Dave, accompagnés de Bilal, sont tout bonnement des dieux d’une nouvelle génération de jazzmen ouverts au Groove, au Funk et au hip-hop. Bref, tout ce que j’aime. D’ailleurs, In My Element, le précédent album de Glasper continue à être un de mes albums préférés, à tel point qu’il m’arrive de l’écouter plusieurs fois par semaine.
Les concerts ont été enregistrés et seront bientôt disponibles en ligne sur le site de la Médiathèque de la Cité de la Musique.