La frontière entre la gratuité et l’intérêt ne passe pas le long de la haie de notre jardin ou sur notre palier d’étage, ou même à l’entrée de nos bureaux ! C’est au cœur même de notre être qu’elle s’inscrit. La place que je fais à la gratuité dans ma vie est un choix.
Ce choix ne dépend d’aucun système, je ne suis victime d’aucune conspiration. Il est entre mes mains. Tous les matins, entre l’ombre et la lumière.
Parler de l’ombre, donc, de son omniprésence. Dans l’envie qui se travestit, dans les peurs qui se démasquent. Dans les grandes compromissions déguisées en petits compromis. L’ombre lorsque la force devient violence.
"— Faber, Emmanuel. Chemins de traverse. Pages 123-124. Editions Albin Michel.