Photography, Music, Literature and everything else in between by Saâd Kadhi
January 17, 2012
Love Is All (feat. Liz Elensky) by Marc Rapson featured in his excellent Dark vs. Light EP. I got mine from Betino’s Record Shop, my favorite record store in Paris, France. It came in a simple plastic sleeve, looking like a promotional record or self-produced one for which the artist had barely enough money for the pressing.
Romain, Betino’s sidekick, insisted I sample it even though I looked at the record quite suspiciously. He knew I was no huge fan of electronica/drum’n’bass/house music. I was astonished to feel such a quality groove percolating through its few tracks. Months after, it keep showing up on my turntable quite regularly.
Cette photo a été prise à l’aide de mon fidèle Mamiya C330 sur pellicule Kodak Ektachrome 100 EG. Il est intéressant de noter que la pellicule avait expiré en 2005.
"Abandonnez l’espoir de faire la peau à la Chine, et essayez plutôt de créer
une autre économie, où, éventuellement, la coopération et la solidarité
puissent donner du sens à votre travail. Sinon, regardez un peu plus les
étoiles."
— Oncle Bernard. Journal d’un économiste en crise. Charlie Hebdo numéro 969 du 12 janvier 2011.
Cette photographie a été prise à l’aide d’un Mamiya C330 Professional équipé de son optique 80mm standard sur pellicule Ilford XP2 400. La mesure de la lumière a été faite au jugé. Aucune modification n’a été apportée au scan du négatif tel qu’il a été effectué par le laboratoire auquel j’ai confié le soin de développer la pellicule.
Cela fait longtemps qu’elle est là. Elle connaît le paysage. Tant est-ce que l’on puisse parler de paysage dans le cas présent.
Elle reste là immobile, entourée d’un simulacre de nature, à attendre. Attendre que quelqu’un la regarde; objet de l’Homme dont le seul but est son confort.
Elle les voit. Certains montent, d’autres descendent. Parfois, ceux qui montent redescendent. Elle ne sait ni d’où ils viennent ni où ils vont. Certains montent vite. D’autres prennent leur temps, de force ou de gré.
Elle ne les comprend pas. Ils lui ont donné naissance puis posé là sans jamais prendre le temps, leur temps!
Des pas par centaines. Des pas par milliers. Comme si le salut de leur espèce ne tenait qu’à ça, à ce mouvement sans cesse répété.
Elle veut leur offrir du temps, le temps de la réflexion. Mais eux ne pensent qu’au temps, le temps de l’action.
Cela fait longtemps qu’elle est là. Elle connaît le paysage. Tant est-ce que l’on puisse parler de paysage dans le cas présent.
J’ai pris la photo ci-après dans un restaurant du Maine-et-Loire qui s’appelle Moulin de Sarré, situé à Gennes, où ils font de très délicieuses fouées (qu’on appelle aussi fouasses).
Ca doit être la cinquième ou la sixième fois que j’en mange et j’aime beaucoup ce “plat” simple mais délicieux, typique du Maine-et-Loire (à ma connaissance).
Qu’est-ce qu’une fouée?
Je ne saurais pas mieux l’expliquer que les tenanciers du restaurant qui ont pris la peine de mettre une petite note explicative sur chaque table:
L’histoire de la fouée est liée à celle du pain. Jadis une fois par semaine, on se retrouvait en famille près du feu pour la veillée fouées. En attendant que le four soit assez chaud pour la cuisson du pain, on préparait les fouées avec le reste de pâte à pain. Celles-ci étaient ensuite cuites dans le four devant les flammes. Aussitôt cuites, elles étaient aussitôt mangées, garnies de rillettes et de mogettes.
Si vous faites un tour dans le Maine-et-Loire, n’hésitez pas à vous y arrêtez pour déguster ce “plat” savoureux avec un bon vin.