August 18, 2011

Feeling Good by Pat Bowie with Charles McPherson, Tommy Flanagan, Al Hall and Osie Johnson on Prestige Records, 1965.

May 30, 2011

An homage to jazz great John Coltrane by Dr. Yusef Lateef, recorded live at the Pep’s in Philadelphia on June 1964. This is one of Lateef’s finest recordings in my opinion.

The vinyl I own has a different cover and is called Club Date. It was pressed by ABC Records in 1976.

May 6, 2011

Gil Scott-Heron. Un de ces êtres dont la musique et la poésie peuvent vous marquer à vie. Il est encore parmi nous et, je l’espère, pour longtemps. Son dernier album, I Am New Here, est un petit bijou. Ecoutez New York Is Killing Me, Me and The Devil ou I’ll Take Care of You par exemple. Sa voix a gagné en grain et marque le temps, pas toujours joyeux, qui passe.

Mais revenons en arrière si vous le voulez bien. La bonne musique n’est-elle pas par essence intemporelle ? The Prisoner est un titre d’un de ses meilleurs albums, Pieces of a Man, sorti juste après The Revolution Will Not Be Televised, au début des années. Une très belle pièce de soulful jazz. Après votre première écoute, replongez-vous y et faites attention à la contrebasse…

Et par la suite, peut-être aimeriez-vous écouter The Bottle.

March 24, 2011

Sans commentaire. Ce fût une grande. Il suffit juste d’ouvrir grand les oreilles.

March 23, 2011

Quand le hip-hop se penche sur son berceau et s’inspire du jazz. Les samples choisis par Blu pour son nouveau titre, Amnesia, sont classieux et se marient à merveille avec son flow et sa voix légèrement cassée.

Cela change du “gangsta” rap et de ses codes fort peu appréciables.

February 23, 2011

Une de mes chansons préférées de feu Freddie Hubbard, un des meilleurs souffleurs que la Terre ait porté. On y reconnaît le génie de Creed Taylor. C’est là le son CTI (qui veut dire Creed Taylor Incorporated), illustre label de jazz qui damait le pion dans les années 70 à tout le monde et même à Blue Note.

Des puristes reprochaient à CTI et à ses artistes tels Freddie Hubbard son côté pop. Mais est-ce là un crime ? Laissez vos oreilles en juger. Mais avant, réunissez les conditions à une écoute propice.

November 13, 2010
Maîtres, penseurs et passeurs du jazz contemporain

Le quatrième cours du collège « où en est le jazz ? » organisé par la Cité de la Musique a eu lieu le 21 octobre dernier. Je n’ai pas pu assister au troisième cours portant sur le jazz européen.

Lors de ce quatrième cours, Vincent Bessières a tenté de mettre en évidence certaines figures seyantes du jazz contemporain ; des maîtres, des penseurs et des passeurs qui pourraient être les Miles Davis et les John Coltrane de demain.

Les notes des premier et second cours sont toujours à votre disposition.

November 3, 2010
Le jazz est-il une « tradition » ?

Le second cours du collège « où en est le jazz ? » organisé par la Cité de la Musique a eu lieu le 7 octobre dernier.

Lors de ce cours, Vincent Bessières a exploré la notion de « tradition » dans le jazz ainsi que le courant traditionaliste porté par Wynton Marsalis dans les années 80. Encore une fois, j’ai appris des choses fort intéressantes que je vous propose de retrouver dans mes notes de cours.

Les notes du premier cours sont toujours à votre disposition.

October 9, 2010
L’arbre du jazz : des racines aux branches

J’éprouve un fort intérêt pour le jazz depuis bientôt une décennie. Voici quelques semaines, j’ai reçu un courriel de la Cité de la Musique qui m’informait de l’organisation d’un collège s’intitulant « où en est le jazz ? » qui se propose d’explorer les différentes branches de cette musique multiple et d’en suivre les dernières évolutions en dix séances. Après consultation du programme, je me suis empressé d’y participer.

Vincent Bessières, journaliste et commissaire de l’exposition Miles Davis organisée l’année dernière par la Cité de la Musique, en est le professeur.

Le premier cours a eu lieu le jeudi 30 septembre dernier. Il s’institule L’arbre du jazz : des racines aux branches. En deux heures, j’ai appris beaucoup de choses et j’ai aussi découvert Jason Moran, un grand pianiste jazz contemporain. Mes notes de cours sont à votre disposition. N’hésitez pas à en prendre connaissance et suivre les quelques liens qui y figurent (dont un qui vous mènera à un excellent concert live de Jason Moran).

October 2, 2010
Le jazz à la Villette en 2010

L’édition 2010 de Jazz à la Villette a été plutôt mitigée pour moi. J’ai pu assister à huit concerts. Certains ont été extrêmement décevants telle cette prestation mystique, expérimentale de Marc Ribot et de Meshell Ndegeocello à la salle de concerts de la Cité de la Musique. Mais peut-être mes oreilles sont-elles trop chastes. Bref, cela ne m’a absolument pas convaincu ou séduit.

Je suis allé revoir le Grand Homme, j’ai nommé ce cher Gil Scott-Heron. Il était en forme mais malgré cela, la chaleur du New Morning où je l’avais vu il y a quelques temps et son atmosphère intime, voire intimiste, a eu raison de la froideur, l’immensité de la salle de concerts de la Cité de la Musique dans laquelle il s’est produit cette fois-ci. En première partie, j’ai découvert un artiste étonnant et détonnant, Saul Williams.

Un des moments de grâce fut le duo entre Vincent Ségal et Piers Faccini, en première partie d’Alice Russell. Autant que je me souvienne, jamais n’ai-je vu une première partie aussi acclamée, applaudie. Leur musique était tellement belle que cela m’a procuré des frissons. Alice a assuré aussi avec sa belle voix et son grain de folie so british.

J’ai assisté au tribute de Roy Ayers. Ce fut l’occasion de voir pour la première fois ce bon Robert Glasper mais surtout le détonnant Chris Dave à la batterie. J’ai aussi découvert au passage Casey Benjamin que je me suis promis de “surveiller”.

Mais le meilleur concert de cette édition fut, pour moi, celui du trio Robert Glasper qui officiait à nouveau le dimanche après le tribute. J’ai rarement vu un tel niveau de maitrise, de connivence . Les trois musiciens sont de très très haut calibre. Chris Dave a encore été époustouflant. Je croyais avoir tout vu avec Avishai Cohen quand il était en trio, surtout avec Mark Guiliana à la batterie. Chris Dave m’a rappelé par certains côtés Billy Cobham. Sans oublier la voix, celle de Bilal. Un moment de grâce comme je n’en ai peu connu.

Ce concert débutait à 17h00 et j’enchainais ensuite avec The Roots, accompagnés de The Last Poets et de David Murray à la Grande Halle. Cela devait être le clou du festival, l’événement à ne pas manquer. Cela s’est avéré être un véritable flop. Annoncés pour 20h00, j’ai du rater le rappel de Robert Glasper pour courir à la Grande Halle et me trouver dans une queue d’attente immense, plus importante que celles que j’ai connues à Bercy pour -M- ou Ben Harper. Une fois dans la salle, à 20h30, un DJ faisait son set tranquillement. Le public, très nombreux, commençait à s’impatienter. Enfin, à 21h20, ces Messieurs daignent monter sur scène. Au bout de 3 minutes, je partais. Le son était très mauvais. La balance était absente et on ne distinguait pas les instruments. Et les décibels pleuvaient, en masse. De quoi faire fuir le plus hardi des tympans.

J’ai bien aimé aussi Tony Allen qui, à 70 ans, continue sa voie de tour de contrôle de l’Afrobeat en donnant le change au sympathique Jimi Tenor et à son groupe, Kabu Kabu.

En première partie de Robert Glasper, Robert Aaron, que je ne connaissais pas, a ouvert le bal de manière fort gracieuse avec une reprise de Marvin Gaye issue de l’album Trouble Man.

Le bilan de cette édition est assez mitigé pour moi. Mais sans aucun doute possible, le trio Robert Glasper, Derrick Hodge et Chris Dave, accompagnés de Bilal, sont tout bonnement des dieux d’une nouvelle génération de jazzmen ouverts au Groove, au Funk et au hip-hop. Bref, tout ce que j’aime. D’ailleurs, In My Element, le précédent album de Glasper continue à être un de mes albums préférés, à tel point qu’il m’arrive de l’écouter plusieurs fois par semaine.

Les concerts ont été enregistrés et seront bientôt disponibles en ligne sur le site de la Médiathèque de la Cité de la Musique.