January 17, 2012

Love Is All (feat. Liz Elensky) by Marc Rapson featured in his excellent Dark vs. Light EP. I got mine from Betino’s Record Shop, my favorite record store in Paris, France. It came in a simple plastic sleeve, looking like a promotional record or self-produced one for which the artist had barely enough money for the pressing.

Romain, Betino’s sidekick, insisted I sample it even though I looked at the record quite suspiciously. He knew I was no huge fan of electronica/drum’n’bass/house music. I was astonished to feel such a quality groove percolating through its few tracks. Months after, it keep showing up on my turntable quite regularly.

October 23, 2011
Lutte des classes

Lutte des classes

July 20, 2011
Art de rue à Beaubourg

R201105-03E12

May 19, 2011
La dame de Beaubourg

S’il ne regorgeait de monde, Beaubourg et ses alentours serait un lieu fort sympathique pour un amateur de photographie. Mais, me direz-vous, on n’y rencontrerait pas ces personnages décalés s’ils n’étaient attirés par la foule qui peuple ce quartier populaire de Paris.

Je vous l’accorde. Votre remarque est pertinente et elle dénote mon besoin, certes égoïste, de vouloir faire de la photographie de rue en isolant des sujets dignes d’intérêt sans avoir à jongler parmi la foule.

D’autant plus que mon petit problème, qui n’en est pas véritablement un, est que je vise par le haut. Comprenez, je photographie en argentique en utilisant un appareil moyen format avec un viseur carré que l’on regarde par le haut. Cela est fort utile pour la photographie de rue ; les gens ne se rendant pas généralement compte qu’ils sont photographiés vu que votre oeil n’est pas dirigé vers eux. Ils gardent donc souvent des expressions naturelles ou donnent dans le regard amusé en voyant un appareil qui semble antédiluvien. Simplement, c’est une arme à double tranchant car pour autant, ils ne s’écartent pas du chemin qui mène votre objectif à votre sujet. Pure broutille…

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Le week-end dernier, me voilà profitant d’un temps clément pour la saison et déambulant au gré des pavés et des courants d’air. Mes yeux se posent alors sur cette dame assise sur qui semble être une vie, emballée à la hâte dans des sacs poubelle. Un petit plateau traînait là, à ses pieds, implorant la bienveillance et les quelques pièces dont on pourrait le gratifier. Mais la posture de la dame était détachée comme si elle était là pour faire une pause et non pour mendier ou solliciter les passants. Elle tendait la main de temps à autre mais cela tenait plus à l’automatisme irrégulier qu’à l’acte réfléchi et désiré.

Je suis resté là un bon moment à essayer de composer correctement ma photographie et attendant le moment propice ; moult Vélib’ me passant devant l’oeil sans parler des badauds qui s’interposaient entre mon sujet et moi pour lire une carte de Paris. La dame a tourné la tête à plusieurs reprises mais ne sembla pas remarquer ma présence ou l’intérêt que je lui témoignais. C’est peut-être grâce à mon regard pointé vers le bas.

Vite ! Et la chute ? C’est à vous de la trouver. La photo parle d’elle-même.

March 11, 2011
Generations

Generations

February 15, 2011
La lectrice

La lectrice

Cette photographie a été prise à l’aide de mon fidèle Mamiya C330 en août 2010, à Paris. La mesure de la lumière a été faite au jugé. Aucune modification n’a été apportée au scan tel qu’il a été effectué par le laboratoire à qui j’ai confié le soin de développer la pellicule.

Je pense qu’elle penche un peu. Les arbres ne sont pas tout à fait droits. Cependant, ceci créé une tension dans la composition que j’aime bien.

November 5, 2010
Expression du post-modernisme à venir dans la vieille Europe

Expression du post-modernisme  à venir dans la vieille Europe

Cette photographie a été prise à l’aide d’un Mamiya C330 Professional équipé de son optique 80mm standard sur pellicule Ilford XP2 400. La mesure de la lumière a été faite au jugé. Aucune modification n’a été apportée au scan du négatif tel qu’il a été effectué par le laboratoire auquel j’ai confié le soin de développer la pellicule.

August 23, 2010
Urban Expressions

Urban Expressions

Cette photographie a été prise à l’aide d’un Mamiya C330 Professional équipé de son optique 80mm standard sur pellicule Ilford XP2 400. La mesure de la lumière a été faite au jugé. Aucune modification n’a été apportée au scan du négatif tel qu’il a été effectué par le labo auquel j’ai confié le soin de développer la pellicule.

July 24, 2010
Le visage et le masque

Paris. Le métro. Ligne numéro quatorze. Debout, me tenant à une barre métallique, froide, industrielle. Trop industrielle. Perdu dans mes pensées, à défaut d’avoir un abreuvoir à mots entre les mains.

Quelque chose me dérange. Quelque chose me sort de cette douce rêverie, de cette exploration mentale si vitale.

Elle. Debout aussi. Maigre et sèche. Son portable à la main gauche, ses cheveux dans la main droite. Elle regarde, se regarde dans le verre peu réfléchissant qui habille les portes de la rame. Tandis que sa main gauche s’affaire à composer des SMS, sa main droite n’a cesse de s’affairer dans ses cheveux, pourtant bien coiffés, trop bien coiffés. Cette façon qu’elle a de passer sa main dans ses cheveux, en se regardant et puis, de temps à autre, en regardant autour d’elle pour voir si le spectacle plaît en dit long sur elle.

Ce geste, cette exploration capillaire, je l’ai déjà vu maintes fois chez d’autres femmes. Est-ce un cri ? Un besoin d’attention ?

Ce geste, répétitif, insistant, m’a tiré de mon monde intérieur, de mon printemps personnel. Alors j’ai pris la perche qui m’était tendue et j’ai posé mon regard sur elle. Je n’ai pas aimé ce que j’ai vu. Ce geste, répétitif, je ne l’ai vu jusqu’ici que chez des femmes de faible consistance, qui ne tiennent pas la simplicité pour essentielle, vitale pour leur beauté.

Mes yeux essayent de voir son visage mais ne le peuvent pas. Dérangés, gênés par ses faux ongles, parfaits, trop parfaits. Encerclés par ses mimiques fatigantes, trop fatigantes. Ils essayent pourtant. Ils cherchent à faire abstraction de tout cela. Et puis ils trouvent son visage, enfin. Non, pas son visage. Plutôt un masque fait de cosmétiques, de fond de teint et de tous ces artifices. Ces artifices, symptôme d’une époque qui maquille les choses simples, qui maquille la vie et tente de mettre un voile sur cette réalité. Pourquoi ce besoin de se cacher, de se donner une consistance que l’on n’a pas ?

La différence avec la couleur et la teinte de ses bras est flagrante. Ma sensibilité en est froissée.

Vous seriez plutôt charmante sans ce prisme déformant que vous nous donnez à voir, ce masque pesant qui ne fait qu’accentuer la maigreur de votre sensibilité face aux choses simples et belles. C’est ce que j’aurais voulu lui dire avant de descendre de la rame.

A quoi bon ? C’est son choix après tout. Je me demande l’effet que cela fait de devoir se débarrasser de ce masque tous les soirs, pour le remettre le lendemain. Je me demande ce que coûte cette mise en valeur qui n’en est pas, qui sonne le faux. J’aimerais bien être là le soir, à ses côtés pour voir ce moment où elle retrouve son vrai visage et le voir. Vraiment le voir.

June 1, 2010
Hindi Zahra, un eclectisme à toute épreuve

Eclectique. Cultivée. Un peu envoûtante, un peu mystérieuse. Surprenante et attachante.

Ce sont là quelques adjectifs qui me viennent à l’esprit quand je repense à Hindi Zahra, une chanteuse qui a su me sublimer et me faire ressentir une joie immense hier au Bataclan; soit le 31 mai 2010.

A l’heure où j’écris ces quelques lignes, d’autres chanceux doivent être entrain de l’écouter au Bataclan où elle a enchaîné deux dates de suite. J’espère qu’ils apprécieront ce moment de grâce musicale et de générosité.

J’ai découvert Hindi Zahra voici quelques mois à travers Beautiful Tango, une chanson extraite de Handmade, son seul et unique album à ce jour. Cette chanson passait en boucle sur Radio Nova. Curieux, j’ai fait un tour sur YouTube où j’ai trouvé d’autres belles chansons de l’artiste telles qu’Imik Si Mik et Stand Up. La fraîcheur, un certain bonheur communicatif et l’éclectisme de ses compositions m’ont tout de suite plu.

Quelques jours plus tard Vibrations, un magazine que je tiens en haute estime, a hautement recommandé dans ses pages Handmade. J’ai aussi appris par la même occasion que Hindi était signée par Blue Note Records, un des meilleurs labels existants à mon sens.

C’est ainsi que je me suis retrouvé avec l’album au format CD et j’en ai beaucoup apprécié les multiples écoutes. Et, surprise, voilà que je vois qu’elle passait au Bataclan. Sans hésiter, j’ai commandé des billets et je me suis retrouvé un soir grisâtre à Paris le 31 mai à faire la queue un peu dubitatif par rapport au potentiel de la chanteuse sur scène. Car, voyez-vous, l’album bien que très plaisant à l’écoute n’en reste pas moins plutôt laid-back du genre qu’on écouterait dans son salon ou devant un coucher de soleil dont on ressentirait les chatoiements au plus profond de l’âme.

Après une première partie où un type seul avec sa guitare, un peu déjanté avec des bouts de Jeff Buckley sous amphétamine sous la peau et répondant au doux (sic!) nom de Oh! Tiger Mountain a assuré une prestation plutôt correcte, une longue attente nous fût imposée et j’ai commencé à trépigner un peu sur mon siège d’impatience. Figurez-vous que j’étais assis en haut de la salle et non dans la fosse. Merci, sans façon, j’ai déjà donné de ce côté-là.

Oui, l’attente fut longue. Mais l’attente fut récompensée. La salle fut parcourue par un sentiment de douce euphorie à l’arrivée de l’artiste et de ses acolytes. D’entrée de jeu, on se serait crus dans le salon de Hindi invités comme les meilleurs des amis. Un salon décoré avec chaleur et beaucoup de goût. Je me suis très vite senti à l’aise, comme si j’étais chez moi. Est-ce la magie berbère de la douce Hindi qui a opéré ? Peu importe. L’essentiel était de déguster les mets sonores qu’elle nous servait en guise d’apéritif. Je m’en suis délecté. Elle a su donner une tonalité et une profondeur à ses chansons qu’on ne retrouve pas sur la version album et c’est tant mieux.

Confortablement installé dans ce salon si agréable, je commencais à y prendre mes aises. Un peu trop d’ailleurs je pense car Hindi l’a remarqué et a sitôt fait de nous prendre à contre-pied. Déchaînée, ensorceleuse, voici que soudain elle nous embarque dans un voyage inter-sidéral à travers des paysages sonores très riches couvrant Soul, Funk, Reggae, Folk, Blues, chants festifs de tradition marocaine et même Rock/Metal!

Le danger d’une telle couverture est bien évidemment la dispersion et la mauvaise interprétation de tel ou tel genre musical. Point de dispersion ici car tout se tenait grâce d’une part à la voix de Hindi, très à l’aise dans tous ces registres, et d’autre part à l’excellent groupe qui l’accompagnait. Des guitaristes hors pair, une choriste qui se plaçait juste comme il faut, un claviériste qui saupoudrait un peu d’électro agréable sur le tout lorsqu’il n’était pas à la basse et enfin un batteur qui soutenait le tout sur ses épaules avec une classe et une efficacité que j’ai rarement constaté ailleurs.

Chère Hindi, je m’incline devant votre Majesté musicale. Je te remercie d’apporter tant de fraîcheur et de culture musicale à une scène où il n’est point facile de se distinguer. Je te remercie pour ta créativité et ta générosité; cette générosité qui nous a enveloppé du début à la fin et qui t’a fait te soumettre à deux rappels de notre part. Je suis arrivé dubitatif dans cette grisaille parisienne et reparti très heureux, le coeur léger et rassuré qu’il y a encore de très belles pépites dans un champ musical miné par les arrivistes et les vendeurs de soupe en brique.

Merci.